"En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux." Chateaubriand

jeudi 25 novembre 2010

Faut-il armer les pompiers ?

 
Depuis quelques années déjà les pompiers sont la cible de voyous de cités, ceux que le politiquement correct de gauche nous invite à appeler " des jeunes". Caillassages et jets de projectiles volumineux à partir des toits des immeubles sont devenus une tradition tellement ancrée que finalement les journalistes renoncent le plus souvent à rapporter les faits comme s'ils allaient de soi.
 
Et pourtant, on doit tout de même se dire qu'il faut être un peu tordu, ou avoir un cerveau rendu à l'état spongiforme sous l'effet de la drogue pour s'attaquer à ceux qui viennent pour aider, parce que le besoin existe ou parce que ils ont été attirés dans une embuscade. Qu'est ce qui peut animer des abrutis pour décider de se faire du pompier ?
Une première réponse me vient à l'esprit si on excepte la débilité profonde de cette racaille, euh pardon, de ces jeunes. Cette réponse c'est la lâcheté. Quoi de plus facile que de faire intervenir des personnes dont la vocation est de sauver, qui ne se réfugieront pas derrière un droit de retrait, et qui donc, même si c'est la peur au ventre se déplaceront, pour ensuite les malmener, menacer leur intégrité physique, et même leur vie. Et comme les pompiers ne sont par armés, c'est une "victoire " assurée sur des gens portant l'uniforme donc représentant quelque part dans le subliminal de ces tarés l'autorité. Ben oui, quoi ! S'opposer à l'autorité quand celle-ci n'a pas les moyens de se défendre, c'est tellement bien. Pourquoi donc s'en priver.
Parce que, comme vous l'aurez sans doute observé, la racaille chasse en meute et quand elle est sure de ne rien risquer. Et là bien évidemment ça ne s'applique pas qu'aux pompiers. N'importe qui peut être la victime malheureuse de ces dégénérés parce qu'il occupe trop de place sur le trottoir, parce que malencontreusement son regard aura croisé celui vide et bestial d'un abruti (accompagné bien sûr), parce qu'il aura voulu "faire son Français" en exigeant la rédaction d'un constat à l'amiable suite à accident, ou simplement pour rien. Dans cette philosophie (quel joli mot pour des sous-hommes) le pompier trouve donc toute sa place.
La parade est donc de faire accompagner les pompiers par des membres de forces de l'ordre apte à répliquer aux agressions, ce qui limite donc les tentations. Quoique les choses évoluent là aussi. Mais passons. Car désormais ça ne suffira plus pour assurer la protection des pompiers.
En effet, la nouvelle technique en vogue n'est plus d'attirer les pompiers dans un guet-apens, mais d'attaquer directement leur caserne. C'est ce qui s'est passé récemment à Chanteloup-Les-Vignes, une localité dont le nom charmant est loin de refléter la réalité. Cette affaire a d'ailleurs été, semble-t-il assez peu médiatisée, comme si cacher la pourriture empêchait les odeurs et son expansion. Enfin, il ne faut pas effrayer le bon peuple, des fois qu'il lui viendrait de mauvaises idées éloignées du politiquement correct. Donc consécutivement à une descente de police anti-drogue, les voyous du cru ont décidé de se venger en attaquant la caserne des pompiers. Ils étaient 40 tandis que les pompiers étaient 12. La caserne a été attaquée à coup de boules de pétanque et de cocktail Molotov. Ou plutôt dans l'ordre inverse car quand les pompiers tentaient d'teindre les cocktails Molotov ils étaient agressés à coup de boules de pétanque. Bien évidemment après qu'ils eurent exprimé leur "juste" colère" les "jeunes" cagoulés sont rentrés chez eux tranquillement. Juste colère en effet due à ce refus de la diversité des cultures, du mélange de la culture européenne et du résultat de la culture du pavot. Remarquez, come ne manqueront pas de le suggérer certains, il n'y a qu'à légaliser les drogues et ça ne se produira plus. Mais en attendant ce jour béni de la dépénalisation, il faut bien faire quelque chose.
 
Donc j'en reviens à ma question initiale : faut-il armer les pompiers ? A cette question, sans hésitation je réponds par l'affirmative. On pourrait d'ailleurs commencer à titre d'expérience par les pompiers de Paris et de Marseille qui sont en premières lignes dans leurs banlieues respectives et qui sont militaires et ont donc appris à manier les armes. Ça ferait peut-être réfléchir les petites frappes à deux fois.

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